Par calcul politicien ou par défaut de consensus politique, le président Abdelaziz Bouteflika a préféré nommer un gouvernement composé essentiellement de technocrates au lendemain de l’élection présidentielle.

Sorties médiatiques hasardeuses, déclarations intempestives et promesses impossibles. Quelques mois après sa nomination, le gouvernement que dirige Abdelmalek Sellal bat de l’aile. Et en l’absence d’un chef d’État qui dirige le pays par procuration, la cohésion gouvernementale devient une chimère.

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Alors que les ministres sont majoritairement en congé depuis le début du mois d’août, les rumeurs d’un remaniement gouvernemental courent dans les salons algérois. Dans un pays où l’information se confond toujours avec la rumeur, il est difficile de vérifier la véracité d’une annonce. Une difficulté aggravée par les contradictions qui minent les institutions de l’État. Ces contradictions remontent à la constitution de l’actuelle équipe gouvernementale.

Par calcul politicien ou par défaut de consensus politique, Abdelaziz Bouteflika a préféré nommer un gouvernement composé essentiellement de technocrates au lendemain de l’élection présidentielle. Le choix n’a jamais été justifié. Et Bouteflika, sûr d’une légitimité pourtant largement contestée, n’a jamais senti le besoin d’expliquer ses choix. Mais son entourage, qui se charge souvent de vendre jusqu’aux choix les plus contestables, s’est chargé de distiller des informations qui convergent vers un choix «conjoncturel».

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