Le groupe algérien répond au gouvernement français, au moment du débat parlementaire sur la guerre, tout en se faisant une place au soleil dans le djihadisme globalisé.

La décapitation d’Hervé Gourdel, pris en otage dimanche par le groupe islamiste algérien Jound al-Khilafa (Soldats du Califat) confirme, si besoin en était, que les terroristes font d’abord de la politique. En assassinant ce guide de haute montagne français, ils délivrent deux messages, l’un à la France, l’autre au « calife » de l’Etat islamique Abou Bakr al-Baghadi.

La vidéo de l’assassinat est délivrée au moment même où le Premier ministre Manuel Valls justifie devant l’Assemblée nationale l’engagement militaire de la France en Irak. Et où le président Hollande est aux Nations unies, à New York, pour y parler de l’Irak et de la lutte contre le terrorisme. Le tempo est parfaitement choisi et le message transparent : vous nous faites la guerre, on vous la fait aussi, «croisés criminels français» que vous êtes. Les Algériens suivent de suffisamment près la politique française pour que cette concordance des temps ne soit absolument pas un hasard. Au delà du drame humain épouvantable, cet assassinat est un coup dur pour l’équipe Hollande-Valls, qui n’en avait pas vraiment besoin.

Autre message, destiné cette fois à Daesh, l’Etat islamique, auquel le groupe algérien a récemment fait allégeance, s’émancipant de ses liens avec Aqmi. Daesh devient le grand aimant des djihadistes du monde entier. Pour s’y voir reconnaître sa place, voire une certaine influence, il faut faire…

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