De plus en plus d’enfants scolarisés s’adonnent à la drogue. Ils sont près de 10% dans le milieu scolaire algérien, école ou centre de formation, à consommer périodiquement divers produits (kif traité ou psychotrope).

Chez les garçons, le taux est de 20%, alors qu’il est de 5 % chez les filles. C’est ce qu’a révélé, jeudi, le quotidien francophone «Liberté» qui a suivi le lancement, mercredi, au niveau du centre de formation professionnelle de Douara (Alger), par la DGSN (direction générale de la sûreté nationale) d’une vaste campagne de sensibilisation dans le milieu scolaire du grand Alger. Une opération qui va touchée les différentes localités de la capitale avant d’être élargie aux autres wilayas.

« Des victimes »

Farid Nissas, responsable de la cellule d’écoute et de l’action préventive au niveau de la sûreté de daïra de Draria, a indiqué que la police «ne pourra pas faire de la prévention et de la répression en même temps». D’où la décision de la DGSN d’initier cette campagne de sensibilisation. Pour la police, il s’agit, principalement, d’ «écouter ces garçons et filles, afin de comprendre leurs motivations». «Les écoliers sont des victimes et non des trafiquants de drogues», a déclaré Nissas.

Il faut noter que les centres de désintoxication existants ne peuvent pas accueillir toutes les personnes qui veulent s’y faire «soigner». Le problème de la consommation de drogue est de plus en plus présent dans les écoles et les universités. Si par le passé, l’Algérie était, beaucoup plus un passage, pour cette drogue, il est clair, aujourd’hui, qu’une bonne partie est écoulée localement.

Elyas Nour