La ville d’In Salah est le théâtre de violents affrontements entre manifestants, opposés à l’exploitation du gaz de schiste, et agents anti-émeutes depuis hier, samedi 28 février. Une première dans l’histoire de ce mouvement citoyen, jusque-là pacifique. Retour en images sur les dernières 24H à In Salah, marquée par un climat d’émeute.

Alors qu’un retour au calme semble se dessiner sur place, le collectif citoyen anti-gaz de schiste d’In Salah ayant rencontré ce dimanche après-midi des représentants de l’armée nationale, les habitants sont toujours, pour la plupart, retranchés dans leur domicile, indiquent à Algérie-Focus des témoins oculaires. La ville porte, quant à elle, les stigmates de 24 heures d’affrontements violents entre des manifestants, issus du mouvement citoyen anti-gaz de schiste, notamment des jeunes, et les forces de sécurité, déployés en grand nombre sur place. Des colonnes de fumée montent encore dans le ciel d’In Salah tandis que le feu finit de ravager les sièges de la daïra et du commissariat de police, décrivent les habitants contactés cet après-midi par téléphone. Dans l’hôpital local, quelques 200 blessés civils pansent leurs plaies, selon nos sources.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? La répression hier, samedi 28 février, de la manifestation au niveau de la base vie d’Halliburton, à environ 10 km de la ville d’In Salah. Une centaine d’activistes anti-gaz de schiste s’était rendue dans la matinée sur le deuxième site de forage, après avoir eu vent du début imminent des opérations de fracturation hydraulique. La manifestation a très vite viré à l’affrontement avec les éléments de la gendarmerie déployés pour « protéger le second puits-pilotes », selon les militants joints par nos soins. En fin d’après-midi, les émeutes ont touché la ville d’In Salah.

Diaporama photo. 24 heures d’émeutes à In Salah (crédit photo : In Salah Sun & Power)