L’ANP n’est pas contente du traitement fait de l’information sécuritaire par la presse. Elle l’exprime ouvertement dans l’éditorial du dernier numéro de la revue El Djeich.

L’institution militaire évoque, à cet effet, «la nécessité de vérifier l’information, de rechercher la vérité auprès de la source officielle, en veillant à éviter de verser dans l’exagération et la surenchère comme ce  fut le cas récemment à propos de ce qui s’est passé à Chaâba, près de Batna». Il est question de l’information relayée le 26 juillet dernier, par plusieurs médias, relative à l’attaque au «habhab» d’une caserne de l’armée, menée par un groupe terroriste et qui avait apparemment fait deux blessés. «Une affaire banale, vite circonscrite, que certains organes de presse,  plus préoccupés par la course au scoop médiatique, en se fiant particulièrement  aux informations véhiculées par des supports électroniques sans s’assurer de leur authenticité, ont transformé en attaque terroriste d’envergure couronnée  par l’occupation de positions dans le proche environnement de la caserne».

L’ANP s’est également exprimé sur une autre affaire: «Il en fut de même pour ce qui s’est passé à Bouira, un acte isolé n’ayant aucun lien avec le terrorisme et qu’une certaine presse a traité en  étant aux antipodes de la vérité, allant jusqu’à parler d’accrochages violents  entre les forces de l’ordre et les terroristes, que d’autres organes vont jusqu’à leur accoler le qualificatif d’éléments armés». En somme, l’armée réfute la version donnée par certains médias, mais n’apporte pas pour autant les précisions nécessaires. Si l’institution militaire juge qu’il y a des «dérapages» sur certains médias, il lui incombe de communiquer plus et mieux pour mettre fin à cette situation.

Elyas Nour