Le ministre de l’Habitat et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, vient de sévir au sein des directions de son département. Plusieurs responsables se sont vus promus, mutés ou tout simplement écartés de leurs fonctions.

 Ainsi, le ministre a procédé au limogeage de 15 directeurs, dont six directeurs d’offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI), quatre directeurs des équipements publics et cinq directeurs du bâtiment, d’urbanisme et d’architecture.

Cette large opération de limogeages est motivée officiellement par des « résultats non satisfaisants et un manque accru de compétence » de neuf directeurs, soulignant qu’un directeur d’OPGI sera traduit en justice pour dépassements. Trois directeurs concernés par la décision de fin de fonctions ont été mis à la retraite, dont deux à leur demande.

Trois mises en demeure ont été adressées aux directeurs des équipements publics et un blâme à 29 directeurs dont cinq directeurs d’OPGI et deux directeurs d’urbanisme, du bâtiment et des équipements publics et 22 directeurs de l’habitat.

Par ailleurs, le ministre a promu 30 nouveaux responsables au poste de directeur et a procédé en même temps, à la mutation 30 autres.

Ces sanctions signent-ils une certaine volonté de la tutelle de remettre de l’ordre d’ans un secteur qui a été le sujet de nombreuses polémiques, ou s’agit-il d’une opération de marketing politique devant servir au ministre à traverser la tempête sociale qui s’annonce?

Massinissa Mansour