La liberté d’expression consacrée dans la nouvelle constitution est de la poudre aux yeux. C’est ce qu’affirme, en substance, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) dans un communiqué.

L’article 41 ter est une illusion, affirme RSF, tant les limites imposées à cette liberté sont «inquiétantes». L’ONG met à l’indexe la disposition stipulant que les journalistes n’encourent aucune peine privative de liberté tout en assujettissant cette liberté à un certain nombre de principes moraux codifiés dont la transgression peut valoir cher aux journalistes.

Il est en effet clairement spécifié dans la constitution que l’activité journalistique se déroulera « dans le cadre de la loi et du respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la Nation ». Les journalistes seront, dorénavant, contraints d’éviter, selon les dispositions de l’article 41 ter, d’aborder des sujets portant atteinte aux « intérêts légitimes des…entreprises et aux exigences de la sécurité nationale ».

En plus d’être non conformes aux conventions internationales ayant été ratifiées par l’Algérie, ces dispositions sont entachées par leur caractère vague. « Les limites légales telles que l’atteinte au Chef de l’État, à la sécurité nationale ou encore aux valeurs morales de la Nation sont extrêmement inquiétantes du fait de leur imprécision et du danger qu’elles représentent sur le droit à l’information », indique RSF.

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