Le DG de l’Agence nationale pour l’emploi (ANEM), Mohamed-Tahar Challal, s’est exprimé sur les contradictions qui caractérisent le marché du travail. Il a affirmé que malgré l’existence d’offres d’emploi, les Algériens refusent de travailler.

C’est lors de son intervention sur les ondes de la Radio nationale que le DG de l’ANEM à dévoilé des chiffres faisant état de la situation du marché du travail en Algérie. Selon lui, le nombre de chômeurs est estimé à 1 140 000. Le premier responsable de l’ANEM a indiqué que 17% d’entre eux n’ont jamais travaillé alors que 20% ont déjà occupé un emploi et l’ont perdu. Le DG le l’ANEM a assuré, par ailleurs, que les chômeurs algériens sont très capricieux malgré le fait que 55% d’entre eux ne possèdent ni diplôme et ni qualification.

Il a en outre affirmé que les chômeurs refusent de travailler dans le domaine de l’agriculture et des travaux publics, enregistrant un déficit à hauteur de 1 300 000 emplois, ajoutant que cette réticence est motivée par leurs appréhensions à s’engager dans des tâches ardues dérisoirement rémunérées.

Pour illustrer ses propos,  M. Challal a cité l’exemple d’une agence ANEM qui a reçu une demande de 140 ouvriers pour subvenir aux besoins d’un chantier de construction d’une grande société de BTP. Les offres ont été déclinées par les chômeurs qui ont préféré les dix postes d’agents de sécurité proposés par une autre entreprise.

M.M.