Finies les années fastes. Politique d’austérité budgétaire oblige, les entreprises publiques sont sommées d’aller chercher l’argent là où elles peuvent. C’est dans cet ordre d’idée que le port de Béjaïa est autorisé à recourir à un financement étranger pour financer ses projets de développement.

Selon le PDG du port, Djelloul Achour, «il s’agit d’un financement public-privé d’un montant de l’ordre de 42 milliards de dinars. Plusieurs groupes internationaux, notamment chinois et japonais, ont manifesté leur intérêt en vue de participer à ce projet, conçu dans le cadre d’un partenariat profitable aux deux parties».

Le port de Béjaïa est la première plate-forme portuaire nationale, au plan du trafic de marchandises avec un volume de l’ordre de 12 millions de tonnes hors hydrocarbures. Néanmoins, cela est du notamment à la présence du groupe Cevital dans l’enceinte portuaire. Celui-ci est le premier exportateur national en dehors des hydrocarbures. L’entreprise a déjà consenti plusieurs investissements sur ses fonds propres. On peut citer la construction de la nouvelle gare maritime qui sera livrée incessamment, ou la plateforme logistique extra-portuaire de Tixter à Bordj-Bou-Arredj.

En tout cas, désormais, et tant que les prix du baril restent bas, toute société étatique qui voudrait entreprendre des investissements doit compter sur des partenaires étrangers. L’Etat investira apparemment de moins en moins, même si pour l’instant, plusieurs projets (logements, grande mosquée d’Alger…) nécessitant beaucoup d’argent, sont maintenus.

Elyas Nour