L’affaire du journaliste d’El Khabar, Mohamed Tamalt, prend une tournure inattendue. Le tribunal de Sidi M’Hamed vient de prononcer le report de l’affaire au 11 du mois en cours, après que les avocats de la défense se soient retirés pour vice de forme.

Arrêté et placé sous mandat de dépôt depuis le 27 juin pour atteinte au président de la République et à l’institution militaire, le journaliste Mohamed Tamalt a été traduit, lundi 4 juillet, devant le tribunal de Sidi M’Hamed. La première séance a pris une tournure tout à fait inattendue avec le retrait de ses trois avocats. En effet, la défense proteste contre la décision du juge qui a soumis le prévenu à la détention provisoire à l’encontre de leur mandant.

Pour la défense, cette décision est incompatible avec l’énoncé des articles 144 bis et 146 du code pénal, invoqués par le ministère public, et qui prévoient le paiement d’une amande sans emprisonnement.

Des irrégularités dans la procédure d’interrogatoire ont également été relevées. Les avocats de Mohamed Tamalt ont mis en exergue le fait que les interrogatoires ont  été menés par des structures dissoutes de l’ancien DRS. C’est un vice de procédures, ont-ils soutenu.

Fatiha Bouhalouene qui a présidé l’audience a décidé de ne pas tenir compte des requêtes émises par les avocats de la défense et soumettre l’affaire à un examen sur le fond faisant fi des aspects procéduraux.

A noter que Mohamed Tamalt a été interdit de quitter le territoire national et ses documents de voyage saisis, avant d’être placé en détention préventive.

En guise de protestation, le journaliste a entamé une grève de la faim depuis vendredi.

Massi M.

 

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