Ce qui n’était qu’une blague s’est transformée en un véritable calvaire. Un Franco-Algérien de 30 ans a été jugé, dimanche, par le tribunal de Bir Mourad Rais, à Alger, pour fausse alerte à la bombe en France.

En déplacement à Relizane pour passer les vacances de l’Aïd El Adha avec ses grands parents, celui-ci n’a rien trouvé de mieux que d’effectuer, le 9 septembre dernier, un appel vers le commissariat de Saint-Dizier, la ville française où il réside, située à mi-chemin entre Paris et Strasbourg.

«Tout va sauter», leur a-t-il lancé. Une panique générale s’est emparée du commissariat. Après vérification, il s’est avéré que la menace n’était pas sérieuse. L’appel a été néanmoins tracé et il venait d’Algérie. L’ambassade de France à Alger a été saisie par le ministère de l’Intérieur français, qui a à son tour pris attache avec les autorités algériennes.

Deux jours après les faits, le 11 septembre, ce Franco-Algérien a été arrêté à Relizane. Il a aussitôt été présenté devant le procureur. «D’après les premiers éléments de l’enquête, l’homme se serait pas connu pour radicalisation ou appartenance à un mouvement terroriste. Il s’agirait donc bien d’une très, très, mauvaise blague», a-t-on reconnu en France, comme rapporté, le 24 septembre, par une édition régionale de France 3 sur son site Internet.

Notons que le procureur de la République a requis une peine d’emprisonnement d’un an ferme. L’avocat du mis en cause a affirmé que son client était «handicapé mental à 80%». Il se trouve actuellement à la prison d’El Harrach. Le verdict sera rendu la semaine prochaine.

Elyas Nour

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