Quand l’absurde se mêle à la politique, cela donne des scènes surréalistes à l’instar de celles qu’on a pu visionner lors de la conférence animée hier dimanche 30 septembre, par les représentants de 17 partis politiques soutenant et appelant le président Bouteflika à se présenter à un énième mandat. Des politiques, des syndicalistes et des associations ont fait l’apologie de la Chitta. Même l’imam Ali Aya était présent ! Ce dernier a émis le souhait de voir la date du 30 septembre inscrite dans le calendrier des fêtes nationales.   

« Carnaval fi Déchra ». C’est le titre du film culte qui s’est transformé en expression populaire traduisant des pratiques politiques résultant d’une société clochardisée !

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La conférence à laquelle ont pris part hier des partis politiques proches du pouvoir reflète bien cet état d’esprit. Les représentants qui se sont succédé au perchoir ont revendiqué, sans gêne aucune, la "Chitta".

Les partis présents, ainsi que les syndicats et quelques personnes jouissant d’une notoriété étriquée ont appelé à la « continuité ». La continuité de quoi ? Personne n’a degré répondre, car tout ce beau monde tout simplement sorti du bois pour tenter de sauvegarder des privilèges indûment acquis.

Ce qui interpelle outre mesure, c’est cette aptitude à verser dans le ridicule. On a usé et abusé de la complaisance et de la flatterie, sans pour autant mettre en avant des idées et des propositions. L’on a défendu les « réalisations du raïs » comme si les évocations peuvent faire office de programme politique. L’attitude grossière a pris le pas sur la prestance et la dignité en politique !