C’est dans une posture de dominant que le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), Christian Estrosi, a demandé au Premier ministre français de contraindre les autorités algériennes à sauver les pomiculteurs de sa région en achetant des quotas de production atteignant les 15 millions d’euros.

«Il est absolument indispensable qu’un quota minimum de 20.000 tonnes de pommes des Alpes, soit 15 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit instauré dès dimanche par les autorités algériennes pour permettre la survie des exploitations alpines qui connaissent des problèmes de trésorerie très importants », écrit le président de la région française Provence-Alpes-Côte-d’Azur (PACA), dans un communiqué rendu public hier samedi.

Pour M. Estrosi, proche par les idées de l’extrême droite française, il est «nécessaire» et «urgent» que les autorités algériennes reprennent les 40% des pommes produites dans la région Alpes sans quoi les «producteurs français mettront tous la clé sous la porte».

Ce partisan de «l’Algérie française» vient de faire une immixtion directe dans les affaires de notre pays en essayant d’exercer des pressions sur le gouvernement algérien , d’autant se tient, aujourd’hui, une réunion pour fixer les quotas d’importation. M. Estrosi n’exhorte pas, mais exige que l’ancienne colonie vienne au secours des pomiculteurs des Alpes, ce qui en dit long sur sa perception de la souveraineté de l’Algérie.

Massi M.