Les Algériens accusent une importante déficience en matière de marketing et de communication pour « vendre » leur pays aux investisseurs étrangers. Cette faiblesse a été reconnue par la sénatrice Mme Hafida Benchehida qui a animé, en président du Conseil d’affaires algéro-américain (USABC) Smail Chikhoune et l’industriel Slim Othmani, un débat à Washington intitulé « l’Algérie et les Etats-Unis une nouvelle ère dans l’horizon ». Ce débat a été organisé vendredi par le Think Tank américain, Center for transatlantic relations. 

Les Algériens devraient faire un effort en matière de communication et de marketing pour vendre « la destination Algérie » en matière d’investissement et faire connaître les changements importants apportés par le gouvernement dans ce domaine. Mais cela exige du lobbying et de l’argent, reconnaît cette sénatrice qui regrette ainsi le manque d’investissement dans ce domaine.

De son côté, Smail Chikhoune, a estimé que la présence économique américaine en Algérie, cantonnée dans le secteur de l’énergie, commençait réellement à se diversifier comme en témoignent les grands projets de partenariat dans les secteurs agricole et pharmaceutique lancés ces dernières années. L’intérêt américain pour l’investissement hors hydrocarbures en Algérie a été constaté au moment où les échanges commerciaux entre les deux pays ont enregistrée un recul dans le sillage de la baisse des exportations algériennes vers les Etats Unis. Abondant dans le même sens, Slim Othmani a considéré que le coût de l’énergie n’est plus un facteur d’attractivité et qu’il faut plutôt miser essentiellement sur la réforme financière accompagnant le processus de diversification de l’économie.

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