Après avoir distribué, à la pelle, les cartes militaires, le ministère de la Défense est en train de « ramasser » les jeunes qui n’ont pas réglé leur situation vis-à-vis du service national. C’est ce que nous apprenons de sources concordantes.

Pour renforcer les capacités de défense du pays, notamment dans les frontières sud, le ministère de la Défense se sent dans l’obligation de recruter un maximum d’hommes. La cible est vite trouvée : des milliers de jeunes sont dans une situation confuse vis-à-vis du service national.

Pour obliger les jeunes à s’engager d’avantage, le ministère de la Défense nationale a actionné tous les services concernés. Alors que les ordres d’appels sont souvent envoyés par le biais de la gendarmerie nationale, les autorités ont décidé de faire participer les autres corps de sécurité. C’est ainsi que des dizaines de jeunes ont été arrêtés dans des barrages de police avant d’être conduits dans les brigades de la gendarmerie. Une bonne partie de ces citoyens est incorporée de force, tandis que d’autres jeunes passent devant le juge militaire qui statue sur leur cas. Des délais de 45 jours sont donnés aux jeunes qui ont présenté des arguments à même d’empêcher leur incorporation.

Etudiants en médecine et droit y compris

Contrairement aux années précédentes, même les médecins qui poursuivent des études de spécialisation ou des licenciés en droit qui poursuivent un cursus d’avocat sont incorporés de force.

On ignore le nombre de jeunes concernés par ces appels sous les drapeaux. Mais les autorités ont suspendu jusqu’à nouvel ordre les attributions des cartes aux jeunes qui ont terminé ou abandonné leurs études. Mais l’attribution de la carte militaire, qui constitue un document nécessaire pour l’accès à l’emploi notamment dans le secteur public, aux jeunes qui ont dépassé 30 ans d’âge est suspendue.

Essaïd Wakli