C’est une commémoration dans l’entre-soi qui réunira pendant cinq jours, à partir de vendredi, l’Occident autour de l’anniversaire du débarquement allié en 1944. D’ici le mois d’août, pensera-t-on au reste du monde ? Et notamment aux fils de l’Algérie qui ont donné leur sang pour la libération de la France ?

A quoi sert tant de déploiement chaque année pour célébrer le débarquement de Normandie ? Le D-Day, comme disent les Américains, ou le jour J, selon les Français. Certes il s’agit de rendre hommage à cet instant de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale qui peut être considéré comme le début de la libération de l’Europe de l’invasion allemande, effective presque un an plus tard, le 8 mai 1945. Mais encore ? Depuis 70 ans, de dix ans en dix ans, on a tout dit ou presque de cet événement, sans s’appesantir sur les milliers de civils (morts) sous les bombardements alliés activés pour couper les routes et «neutraliser» l’armée allemande.

Cette année, pour le 70e anniversaire, quelques journaux, et même des documentaires à la télévision, en parlent, pour trouver un nouvel angle de traitement de cette commémoration qui en devient usante au fil du temps. C’est aussi un vœu officiel, puisque le président François Hollande se rendra au Mémorial de Caen pour rendre hommage aux 20 000 victimes civiles de la Bataille de Normandie. Sinon, bien évidemment, ce sera un tapis de personnalités qui fouleront les lieux.

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