La Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) s’est scindée en deux tendances, société civile et partis politiques, à l’issue d’une réunion agitée, tenue mardi à Alger. Plusieurs divergences au sein de la coordination sont apparues sur la démarche à suivre dans son action et, notamment, en ce qui concerne l’adhésion de partis politiques au mouvement. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) est la seule formation politique membre de la CNCD, rappelle-t-on.

Cette situation a donné naissance à deux entités, à savoir la CNCD-société civile, dont les membres estiment que le mouvement ne doit rassembler que les membres de la société civile (associations, organisation de droits de l’homme…), alors que l’autre partie, à savoir la CNCD-partis politiques, considère que les formations politiques sont nécessaires pour le soutien du mouvement.

Outre la question de la participation des partis politiques au sein du mouvement, les divergences portent également sur l' »absence de structuration

à la CNCD, l’absence d’une charte déterminant ses revendications et une communication défaillante ».

Par ailleurs, la partie CNCD-partis politiques, a exprimé sa détermination à poursuivre le mouvement et continuer sur la même dynamique en organisant une marche tous les samedis, comme l’a affirmé Me Ali Yahia Abdennour, président d’honneur de la LADDH, qui participera à titre personnel, a-t-il dit, et non au nom de la Ligue.

Il a annoncé, à cet effet, que l’itinéraire de la prochaine marche, si elle est maintenue, se fera de la place des Martyrs vers la place de la Concorde (place 1er-Mai).

Plusieurs membres de la CNCD décident de ne pas s’associer à une nouvelle marche

Plusieurs membres de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) ont décidé mardi à Alger de ne pas participer à une nouvelle marche prévue samedi prochain à Alger.

Il s’agit de la LADDH, du SNAPEST, SATEF, CNES et du Comité national des chômeurs et l’association Algérie pacifique.

Ces organisations ont estimé, lors d’une réunion tenue à la maison des syndicats, que les partis politiques ne devaient pas prendre part à leur mouvement, craignant « la manipulation, l’instrumentalisation et la récupération des jeunes », « Marcher chaque semaine n’aurait pas de sens, sans procéder à l’évaluation des résultats et les perspectives du mouvement », ont-ils affirmé.

APS