Les spécialistes en gynécologie, et en oncologie appellent les femmes algériennes à avoir un suivi gynécologique régulier afin de se prémunir contre le cancer du col de l’utérus, une maladie qui touche 3000 femmes chaque année.

Les frottis cervico-vaginal et les tests biologiques du papillomavirus (HPV), sont les meilleurs moyens de dépistage précoce du cancer du col de l’utérus.

« Le cancer du col de l’utérus, problème majeur de santé publique en Algérie de par sa gravité, peut être guéri à 100% s’il est diagnostiqué à un stade précoce. L’examen du frottis doit être fait systématiquement lorsqu’une femme de plus de 20 ans se présente en consultation médicale », a indiqué  à l’APS, Mme Lila Belgroune, sage-femme et membre de l’observatoire algérien des femmes (OAF).

Outre la prévention par le dépistage, la vaccination est également une solution thérapeutique efficace qui a été mise en place depuis une dizaine d’années, et qui est très utilisée à l’étranger. Le Pr Fatiha Hadj Arab, oncologue au Centre Pierre et Marie Curie de l’hôpital Mustapha Pacha défend justement l’introduction de ce vaccin en Algérie qui pourrait sauver de nombreuses vies.

Avec 3 000 cas recensés par an, l’Algérie est classée comme le 2eme pays en Afrique par la prévalence de ce cancer. Le manque de prévention et un dépistage trop tardif fait sans cesse augmenter ce chiffre. Les femmes algériennes découvrent leur cancer alors qu’elles sont à un stade avancé de la maladie, lorsque le cancer s’est déjà répandu sur tout l’appareil génital et que le taux de survie diminue de 80%.

AB avec APS

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