Le phénomène de kidnapping des jeunes filles prend une ampleur inquiétante en Algérie. A Boumerdes, une jeune fille a été libérée des mains de ses ravisseurs suite à la mise hors d’état de nuire d’une bande de malfaiteurs composée de quatre individus âgés de 26 à 31 ans.  

 Selon le chargé de la communication à la sûreté de wilaya, la jeune fille a pu être libérée suite à une plainte déposée par une personne qui s’est dit victime d’une agression à l’arme blanche aux environs de 3 heures du matin, à l’entrée est de la ville de Boumerdes. Cette personne, qui était en compagnie de la jeune fille, a été délestée de son véhicule par le groupe ayant kidnappé son accompagnatrice.

La personne en question a affirmé, en outre, avoir reçu un appel téléphonique de la part des ravisseurs, exigeant une rançon de 500.000 DA en contrepartie de la libération de la jeune fille.

Contactés par la victime, les éléments de la sûreté de wilaya ont engagé des investigations ayant permis l’identification de l’un des membres du réseau, se faisant appeler El Adrari. Le mis en cause a avoué son déli at a dénoncé ses complices. Suite à quoi, une descente de la police a été effectuée au niveau de leur cache. La jeune fille, particulièrement chanceuses, a été libérée. Les criminels, tous des récidivistes, ont été arrêtés, selon la même source.

Ce n’est pas le premier incident du genre. En novembre dernier, à Mohammedia, à Alger, une jeune fille de 19 ans a été retrouvée par les éléments de l’ordre après avoir été kidnappé par trois individus dont deux repris de justice. Les gendarmes ont arrêté les auteurs présumés à bord du véhicule signalé et libéré la victime dans la commune d’Hammam Melouane.

À Tlemcen, en décembre dernier, une bande de sept malfaiteurs a enlevé une jeune femme de 28 ans dans une station de bus. Les délinquants ont été neutralisés par les éléments de l’ordre deux heures après le kidnapping grâce à l’appel d’un citoyen.

Le phénomène de l’enlèvement devient, à la lumière de ces faits, un fléau face auquel la société civile, les associations et l’État doivent se mobiliser pour trouver une stratégie de lutte efficace.

Nourhane S. 

Notez cet article