Pas moins de six concessionnaires vivent un véritable cauchemar depuis le mois d’octobre de l’année 2015. Et pour cause, leurs 1700 voitures haut de gamme sont bloquées au port de Mostaganem. Les Douanes algériennes refusent de les libérer, obéissant à des instructions venues du ministère du Commerce. 

Pourtant, ces voitures ont été importées et introduites en Algérie bien avant le 31 décembre 2015, soit bien avant l’entrée en vigueur du dispositif des licences d’importation. Sodivem, Trento auto, Oudjal Motors, Radio auto et d’autres concessionnaires multi-marques perdent chaque jour de véritables fortunes en raison de ce blocage « inexpliqué » et « arbitraire », selon leurs gérants.

Au ministère du Commerce,  aucune explication ne leur est fournie. « Ils nous disent d’attendre la délivrance des licences d’importation. Or, nos voitures ont été importées bien avant la mise en place de ce dispositif. Et il n’est écrit nulle part qu’il s’agit d’une loi rétroactive. C’est vraiment injuste ce que nous subissons », estime un de ces concessionnaires qui compte pas moins de 213 véhicules bloqués et pour lesquels il paie, chaque mois, pas moins de 10 millions de DA (un milliard de centimes) de frais et de taxes.

Cette situation rocambolesque risque de pousser à la faillite ces opérateurs dont le seul tort est d’avoir importé des véhicules. Les autorités compétentes vont-elles entendre leur cri de détresse ?

Notez cet article