Les présidents des clubs de la Ligue 1, en réunion, lundi, avec le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, afin de débattre des questions financières, se sont entendus pour plafonner les salaires de leurs joueurs à un million de dinars (100 millions de centimes). Ce niveau de rémunération se situe loin de ce que touchent, actuellement, certains joueurs avec des revenus mensuels dépassant les 2,5 millions de dinars par mois.

Cette saison, plusieurs clubs, y compris le MC Alger, propriété pourtant de la compagnie pétrolière Sonatrach, font face à d’énormes difficultés pour payer les salaires de leurs joueurs. Pour ne rester que dans le cas de ce club algérois, ses joueurs sont en grève depuis hier pour dénoncer le non paiement de leurs mensualités.

Mais les présidents de clubs tiendront-ils leurs paroles vu qu’il y a un peu plus d’une année, ils avaient pris le même engagement avec le résultat que l’on sait ? Certains présidents ont affirmé à cor et à cris qu’ils n’allaient plus offrir de rétributions élevées, mais qui, dès que la situation financière, s’est débloquée pour eux, ils se sont remis à proposer des salaires faramineux.

Il faut dire qu’il n’existe aucune rationalité dans la gestion des clubs professionnels algériens. La FAF avait affirmé, il y a plusieurs mois déjà, que la quasi-totalité de ces clubs sont dans une situation de faillite. Ils ne doivent leur survie qu’à des responsables peu regardants sur le respect de la réglementation en vigueur.

Elyas Nour

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