Des milliers de médecins résidents ont battu le pavé, ce matin de mardi, dans la ville d’Oran pour dénoncer leurs conditions de travail et de vie. Plus de 7000 médecins, étudiants en médecine et autres cadres du domaine de la santé ont crié leur ras-le-bol. Des vidéos et images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des centaines de personnes en blouses blanches, encadrées par des policiers, manifestant à Oran. Les manifestants avaient entamé la marche au CHU d’Oran puis se sont dirigés vers le siège de la wilaya avant de se disperser sans incident. Ils auront parcouru près de 5 Km.
« Oui au service civil, non à l’obligation », « Donnez-nous les moyens pour travailler », « Respect, dignité, solidarité » et « SOS, SOS, résidents en détresse », figurent parmi les slogans scandés par les manifestants qui ont porté, pour la plupart d’entre eux, des banderoles.
« Les revendications ont déjà été portées à la connaissance de la tutelle », a relevé un représentant du CAMRA (Collectif autonome des médecins résidents algériens), cité par l’APS. Il a rappelé qu’elles ont trait à « la révision du dossier relatif au service civil de sorte à garantir de meilleures prestations aux patients et à améliorer la situation sociale du praticien ». Le syndicaliste a également rappelé les médecins résidents réclament le bénéficie des droits de l’exemption du service militaire au même titre que les autres jeunes algériens.
Intervenu la veille dans une émission de la radio nationale, le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui a juste promis l’amélioration des conditions de travail des médecins spécialistes affectés dans les régions reculées.
La semaine dernière, un rassemblement organisé par les médecins résidents a tourné court. Les manifestants ont été violemment attaqué par des éléments de la police anti-émeute.

Akli Ouali

Oran/Imposante marche des médecins résidents
Notez cet article