Les abonnés des parkings publics d’Alger-centre ont eu une très mauvaise surprise en découvrant les nouveaux tarifs affichés à partir du 2 janvier dernier. Ces derniers  sont fixées désormais à 4500 DA mensuels, contre 3000 dinars auparavant, soit une augmentation de pas moins de 50%.

Le comble est que ces nouveaux tarifs sont appliqués par l’ensemble des parkings publics d’Alger-centre qui sont  gérés par l’EGTCU, un EPIC relevant de la tutelle de la wilaya. Un bel exemple de modération dans cette période ou les risques d’accélération de l’inflation sont  réels et au cours de laquelle les pouvoirs publics appellent les opérateurs économiques à la retenue.

Coordination et pétitions

La journée d’hier a été marquée par une amplification de la protestation des abonnés qui ont refusé, dans leur immense majorité, de s’acquitter des nouveaux tarifs. Une coordination a été créée qui regroupe notamment les abonnés des parkings Ali Mellah dans le quartier du 1er Mai, ainsi que ceux des parkings Bounetta et Menanni à Alger-centre. Une pétition a déjà été signée par près d’un millier de personnes. Elle dénonce «une augmentation d’un montant tout à fait déraisonnable, ni justifiée par aucune nouvelle prestation», ajoutant que cette augmentation «appliquée sans préavis, ne respecte aucune règle juridique».

Une délégation des abonnés s’est déplacée hier à El Biar, pour tenter de rencontrer le directeur de l’EGCTU qui est «absent depuis le début de la semaine» selon ses collaborateurs. Un rendez-vous a été pris pour la matinée d’aujourd’hui avec le chef du  département (DACGI) de la wilaya d’Alger qui assure la tutelle du secteur.

Les membres de la coordination réclament l’annulation de cette augmentation «injustifiable» tout en se disant prêt à accepter une hausse des tarifs d’«un montant plus modéré en contrepartie d’une amélioration des conditions déplorables (horaires d’ouverture, vétusté, hygiène) imposées aux abonnés aussi bien qu’aux employés des parkings». Un déplacement est également prévu au ministère des Transports ainsi qu’un sit-in dans le cas où les revendications des abonnés ne se trouveraient pas satisfaction dans les prochains jours.

Hassan Haddouche