Un important dispositif de la gendarmerie nationale a été déployé, hier vendredi, à Ain Taya, à l’est d’Alger, dans le but de déloger des groupe de squatteurs qui dictent leur loi aux baigneurs sur les plages de la région. Le phénomène est national et les solutions peinent à être trouvées.

 Des forces de la gendarmerie nationale ont été mobilisées, hier, au niveau de cette banlieue côtière de l’est d’Alger, non pour disperser une action de protestation à caractère sociale ou politique ni pour évacuer des habitations illicites ou précaires, mais pour déloger un réseau de squatteurs, une mafia qui dicte sa loi aux baigneurs avides d’espaces de détente.
Le motif de cette intervention: des pratiques illicites et totalement contraires aux lois en vigueur. Défiant l’autorité publique, de vastes réseaux, constitués essentiellement de jeunes, dictent aux baigneurs leur code de conduite : sur la plage il ne faut pas installer de parasol et les places de parking sont « facturées » à 200 DA la place. Face à cette véritable dictature qui profite d’une certaine impunité, les gens sont désemparés, ils s’abdiquent. Devant le fait accompli, ils déboursent jusqu’à 1500 DA pour éviter une confrontation avec de véritables voyous.
L’action d’hier était radicale. La gendarmerie a littéralement chassé cette mafia des plages qui s’est enrichie aux dépens d’une population contrainte à la soumission. L’action des forces de l’ordre a suscité un certain soulagement, vu son efficacité. Mais pour combien de temps ?
Hormis quelques plages hautement surveillées, la totalité du littoral algérien est assujetti à la volonté de ces réseaux. «Nous sommes sur nos plages, nous sommes dans nos quartiers», clament les squatteurs. A leurs yeux, ils ont le droit de soumettre les baigneurs à leur diktat.
Massi M.
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