Tentant en ce moment même d’atteindre le siège de l’Assemblée populaire nationale (APN) pour y tenir un rassemblement pacifique, les militants de l’intersyndicale font face à une intervention musclée des brigades antiémeutes de la police nationale. Cantonnés au niveau de la placette de la Grande Poste, les protestataires se voient ralliés par des députés de l’opposition.    

Les forces de sécurité ont été déployées en nombre pour avorter le rassemblement prévu, ce matin, par l’intersyndicale devant le siège du parlement. Des dispositifs policiers impressionnants ont été d’ailleurs installés au niveau de la Place du 1er Mai, de la Grande Poste et des principaux accès de la capitale pour empêcher l’arrivée des protestataires.

Selon le secrétaire général du Snapest, Meziane Meriane, les forces de sécurité se sont livrées depuis 7 h du matin à des arrestations totalement arbitraires, d’autant plus que les individus venus des autres wilayas sont automatiquement interpellés dans la rue ou dans les stations de bus sans motifs apparents. Le syndicaliste a insisté sur le fait que les actions de protestation pacifiques sont non seulement garantis par la loi, mais consacrés par la constitution. Il s’interroge sur le fait que «le gouvernement s’obstine à user de violence au lieu de dialoguer avec les syndicats».

Notons également que plusieurs parlementaires de l’opposition ont rejoint la Grande Poste où sont encerclés de nombreux syndicalistes et grévistes venus faire entendre leurs voix.

Massi M.